<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>food &#8211; KeekOff</title>
	<atom:link href="https://www.keekoff.fr/tag/food/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.keekoff.fr</link>
	<description>Transformez vos enjeux RSE en leviers de croissance</description>
	<lastBuildDate>Tue, 06 Aug 2024 12:24:52 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
<image>
	<url>https://www.keekoff.fr/wp-content/uploads/2020/09/FAVICON-150x150.png</url>
	<title>food &#8211; KeekOff</title>
	<link>https://www.keekoff.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Entretien avec Jean-Gabriel Levon, Ÿnsect</title>
		<link>https://www.keekoff.fr/solution-makers-entretien-ynsect-food-impact-environnement/</link>
					<comments>https://www.keekoff.fr/solution-makers-entretien-ynsect-food-impact-environnement/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Letorey]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 07:13:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Solution makers]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[durable]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[food]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[responsable]]></category>
		<category><![CDATA[startup]]></category>
		<category><![CDATA[sustainability]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.keekoff.fr/?p=2469</guid>

					<description><![CDATA[Relever le défi d'une l'alimentation durable et responsable, c'est ce que la startup Ÿnsect propose. Résolument tourné vers l'impact positif, elle est à l'origine de la plus haute ferme verticale d'Europe, une solution innovante sous plusieurs aspects. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2469" class="elementor elementor-2469" data-elementor-post-type="post">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-ff85f74 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="ff85f74" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-de59284" data-id="de59284" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-64415d7 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="64415d7" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Jean-Gabriel Levon est le Directeur Impact et l’un des 4 cofondateurs d’<a href="https://www.ynsect.com/fr/">Ÿnsect</a>, une startup à succès créée en 2011 et qui développe des solutions pour nourrir la planète autrement.</p><p><strong>Des protéines alternatives pour préserver la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique</strong></p><p>Un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture démontre que d’ici à 2050, la demande en protéine va s’intensifier et qu’il faudra augmenter la production mondiale avec seulement 5% de terres arables encore disponibles sur la surface de la terre. Le but premier d’Ÿnsect est donc de répondre à cette demande en protéine tout en apportant des solutions durables aux grands enjeux de notre temps : préservation de la biodiversité et lutte contre le réchauffement climatique.</p><p>Les fondateurs, Jean-Gabriel Levon, Antoine Hubert, Fabrice Barro et Alexis Angot ont pour ambition de proposer des solutions de nourriture à base de protéines d’insectes, d’où le nom de la startup. Au moment de la création d’Ÿnsect, le choix s’est porté sur l’élevage du ver de farine Molitor. Ce dernier, présentant des propriétés exceptionnelles, est constitué de 72 % de protéines, ce qui en fait un insecte premium à haute valeur ajoutée.</p><p>Aujourd’hui, la startup s’adresse aux marchés de la nutrition animale grâce à sa farine et à son huile à base de protéines d’insectes, mais également à celui des plantes puisque, dans un souci de circularité, un fertilisant naturel à partir des déjections d’insectes a été élaboré., L’Union Européenne a également récemment autorisé la consommation du ver de farine par l’Homme.</p><p>“De ce fait, Ÿnsect se lance sur le marché de l’alimentation humaine par le prisme de ses deux piliers : santé et ingrédient premium, notamment avec le rachat de Protifarm, le leader mondial de la production de protéines d’insectes à destination de l’Homme. La construction d’un troisième site de production, Ynfarm, la plus haute ferme verticale au monde, permettra de répondre à la demande avec 200 000 tonnes d’ingrédients produits par an” explique Jean-Gabriel Levon.</p><p><strong>La volonté d’innovation à la source de l’impact positif</strong></p><p>Selon Jean-Gabriel Levon, l’impact positif pourrait être défini comme l’utilisation, par une entreprise, de sa force de frappe pour mener des actions dont le but est de rendre le monde plus juste, plus inclusif, plus durable. Un impact positif ne porte pas préjudice au monde et aux vivants qui l’entourent.</p><blockquote><p>L’impact positif est au cœur du projet de la startup. “Sans impact, pas d’Ÿnsect,” rappelle Jean-Gabriel Levon. “L’objectif est d’apporter une solution durable aux grands enjeux actuels, d’innover pour répondre à un problème sans en créer un nouveau.”</p></blockquote><p>Il donne l’exemple de la création de leur troisième site de production à Poulainville, près d’Amiens. Pour limiter l’impact au sol et préserver la biodiversité environnante, c’est une ferme verticale de 36m de haut qui a été construite.</p><p><strong>La forte influence des startups sur l’impact positif</strong></p><p>Les startups peuvent avoir une influence sur leur écosystème en matière de Positive Impact. Ÿnsect a dans ce but, créé une direction « impact » afin de mener des actions pour préserver la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique. Dans cette optique, une « comptabilité carbone » a été mise en place car la startup ambitionne de réduire significativement ses émissions de carbone.</p><blockquote><p>Nous avons récemment lancé notre projet TerrHa 2040, qui vise à planter dans les Hauts-de-France d’ici à 2040, 1 700 km de haies, soit 1,8 millions d’arbres chez 1 100 agriculteurs partenaires pour une séquestration de plus de 190 000 tonnes de CO2. Ces plantations doivent notamment permettre d’améliorer les niveaux de biodiversité locale, de lutter contre les effets du réchauffement climatique, de renforcer la fertilité des sols grâce notamment aux racines, et de stocker du carbone puisqu’1 km de haie peut stocker jusqu’à 6 tonnes de CO2 par an. Voir l’avancée de certains travaux ou le lancement de projets parallèles tel que TerrHa 2040 permet également de les conforter dans la durabilité de la mission d’Ÿnsect, explique Jean-Gabriel Levon.</p></blockquote><p>L’impact positif est au cœur des relations d’Ÿnsect avec les investisseurs et les institutionnels. Ces derniers se sont d’ailleurs joints à l’entreprise et ont participé aux différentes levées de fonds séduits par l’impact positif et de la sensation d’aider à apporter une solution durable. De plus, le binôme corporate-startup est la formule win-win pour accélérer la transition écologique et maximiser l’impact global.</p><p><strong>Investir pour le durable grâce aux levées de fonds</strong></p><p>Les dernières levées de fonds ont rendu possible la construction du troisième site de production, qui est la plus haute ferme verticale au monde. Cette ferme verticale est déjà, en elle-même, un projet durable puisque, selon des études menées par des cabinets indépendants, notamment Quantis, Ÿnsect est carbone négatif sur l’ensemble de la chaîne de valeur de ce projet.</p><p>Les projets TerrHa 2040 et la construction de la ferme verticale sont représentatifs de la volonté d’Ÿnsect d’aller toujours plus loin pour atteindre le zéro carbone.</p><blockquote><p>Avec la ferme verticale, nous émettons moins que ce que nous séquestrons. De ce fait, l’argent engagé dans ce projet est déjà employé à une initiative durable. Cependant, à plus ou moins long terme, Ÿnsect compte investir dans d’autres projets durables, précise Jean-Gabriel Levon.</p></blockquote>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-cf311ce elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="cf311ce" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-2ac1740" data-id="2ac1740" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-5a94252 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="5a94252" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Article issu de l&rsquo;interview réalisée par Valentin Buffet dans le cadre de l&rsquo;Enquête « Startup &amp; Impact positif : Les prochains piliers de la transition durable ». <em>Avec le concours de notre partenaire Mantu.</em></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-8492888 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="8492888" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-5948075" data-id="5948075" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-acff070 elementor-widget elementor-widget-heading" data-id="acff070" data-element_type="widget" data-widget_type="heading.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default"><a href="https://share.hsforms.com/1TjVQEUYXToWNylRIX856-w4f7ia">Retrouvez les résultats de l'enquête en téléchargement gratuit.​</a></h2>				</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-6d0d933 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="6d0d933" data-element_type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
																<a href="https://share.hsforms.com/1TjVQEUYXToWNylRIX856-w4f7ia">
							<img fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="453" src="https://www.keekoff.fr/wp-content/uploads/2021/10/Cover_Enquete-1024x724.png" class="attachment-large size-large wp-image-2516" alt="Enquête startups et impact positif" srcset="https://www.keekoff.fr/wp-content/uploads/2021/10/Cover_Enquete-1024x724.png 1024w, https://www.keekoff.fr/wp-content/uploads/2021/10/Cover_Enquete-300x212.png 300w, https://www.keekoff.fr/wp-content/uploads/2021/10/Cover_Enquete-768x543.png 768w, https://www.keekoff.fr/wp-content/uploads/2021/10/Cover_Enquete.png 1490w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" />								</a>
															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.keekoff.fr/solution-makers-entretien-ynsect-food-impact-environnement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>130</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gastronomie responsable &#8211; Les chefs sont-ils de plus en plus engagés ?</title>
		<link>https://www.keekoff.fr/talks-food-gastronomie-responsable-chefs-engages/</link>
					<comments>https://www.keekoff.fr/talks-food-gastronomie-responsable-chefs-engages/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion Letorey]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 May 2021 08:32:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KeekOff talks]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[chef]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[durable]]></category>
		<category><![CDATA[food]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[responsable]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.keekoff.fr/?p=2000</guid>

					<description><![CDATA[Les chefs sont traditionnellement les têtes de pont du bien-manger. Quelles sont les questions qu'ils se posent aujourd'hui et les défis auxquels ils font face pour assurer une gastronomie saine, gourmande et responsable ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="2000" class="elementor elementor-2000" data-elementor-post-type="post">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-6e0b406 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="6e0b406" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-42f2e25" data-id="42f2e25" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-d69c6b2 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="d69c6b2" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Aujourd’hui Anne Le More, notre expert Food engagée et cofondatrice de Chefs4thePlanet, recevait sur Clubhouse un panel particulièrement riche avec un invité surprise, trublion, qui a permis d’élargir le débat vers un véritable sujet de société : l’enjeu financier autour du bien manger.<br /><br />Gastronomie responsable : Les chefs sont-ils de plus en plus engagés ? <br /><br />C’est la question que nous avons posée à Sébastien Ripari qui accompagne les chefs depuis plusieurs années sur le sujet, auteur et “partner in crime” d’Anne sur le projet Chefs4thePlanet. La tendance durable n’est pas si nouvelle, la gastronomie responsable c’est revenir aux basiques, au bon sens, “au bon sens paysan” nous dit Sébastien. Pour lui, dans cette ère post-industrielle, qui a fait la part belle aux plats préparés aux micro-ondes, au tout décongelé rapidement dans l’assiette et au matériel grand public qui équipe désormais nos logements, le souci a été de répondre à une double problématique, celle de la population en hypercroissance et celle du manque de temps à consacrer à la préparation des repas.<br />Une cuisine plus rapide, plus rentable, mais au résultat une planète en souffrance qui se détruit.<br /><br />La prise de conscience est toutefois amorcée. La jeune génération de chefs retrouve l’ancienne, des années 50-60, sur ses valeurs du bien manger et se pose en bouclier face à ces mauvaises cuisines. Le bon sens paysan a de nouveau la cote ! Bien manger devient un acte citoyen et nos chefs sont les ambassadeurs d’une gastronomie responsable. Même si nous n’avons pas toutes les réponses, au moins, on se pose les questions, précise Sébastien Ripari.<br /><br />Il estime que la France compte environ 10 000 chefs engagés pour une alimentation durable et responsable contre 250 000 professionnels au total. Il reste une large marge de progression qui sera indubitablement liée à l’éducation des clients. Car comme le souligne Sébastien, celui qui paie est celui qui a raison.<br /><br />Et nous retrouverons finalement ce postulat tout au long de nos échanges. <br /><br />Pour Chloé Saada, pâtissière auteure et traiteur, et Romain Le Cordroch, chef du Restaurant Mumi à Paris, les histoires sont différentes mais les engagements convergent : recours à l’agriculture raisonnée, zéro-déchet, sans emballage, valorisation des circuits courts, des artisans, des petits producteurs… La lutte contre la malbouffe, la cuisine saine et le respect des produits est au cœur de leurs démarches respectives.<br /><br />Camille Denoy, fondatrice de “Terroir mon Amour”, désormais directrice marketing pour Les Grappes, relève des tendances similaires dans l’industrie viticole. En effet, Les Grappes met en avant les circuits courts et les vignerons indépendants en les aidant à se faire connaître et distribués.</p><blockquote><p>La conviction première est de restaurer du lien et de la transparence dans la filière, au-delà du local et des labels.</p></blockquote><p>Pour elle, on assiste à l’accélération d’une transition déjà bien engagée.</p><p>La question de l’impact environnemental des produits arrive rapidement dans le débat. En effet, s’opposent assez facilement maîtrise de l’empreinte carbone et impact social, saisonnalité et proximité, bio ou pas bio, production en serre ou en sol, zéro-déchet et importation… Parfois on voudrait faire du durable mais ce n’est pas forcément le cas précise Sébastien. <br /><br />Notre premier invité surprise Christophe Lavelle, chercheur au CNRS sur les questions d’alimentation, lance un premier signal d’alerte. Il nous confie être souvent consulté sur les stratégies à mettre en œuvre pour du zéro-déchet, et parfois paradoxalement tout utiliser d’un légume a plus d’impact que de jeter les restes. “Le zéro-déchet, ce n’est pas forcément un objectif en soi, car parfois le coût carbone est plus élevé que de jeter. Quel sens cela a-t-il ? Est-ce vraiment bénéfique ?” demande-t-il.<br /><br />La question des coûts est également posée par nos invités. Le temps en cuisine coûte cher, les risques pour les producteurs sont importants… Il est nécessaire de tendre vers des solutions qui permettent une économie tant humaine que financière. Le risque des impayés en BtoB avait freiné les logiques de circuits courts. “Il faut que les producteurs aussi s’y retrouvent”, indique de manière pragmatique Camille. <br /><br />Chloé Saada, partage avec nous les résultats d’une des études qu’elle a menée dans le cadre d’une récente collaboration : une fraise importée d’un pays comme l’Espagne où la saison démarre plus tôt peut être plus “green” qu’une fraise bretonne produite en serre mais plus proche. Encore un paradoxe&#8230;<br /><br />Selon Romain, l’engagement des chefs est là pour faire évoluer le “vert” sans oublier l’humain.</p><blockquote><p>“On peut soutenir les petits producteurs d’île-de-France mais on peut aussi soutenir des cultures éloignées. L’empreinte carbone n’est pas le seul indicateur. La mondialisation a mis en place des circuits qui, s’ils sont stoppés du jour au lendemain, condamneront à la pauvreté certaines populations”, rappelle-t-il justement.</p></blockquote><p><br />Entre soutien des indépendants, encouragement des productions locales responsables, mise en place de solutions de distributions viables, que met-on dans nos assiettes finalement ? <br /><br />Romain se définit comme un paysan marin. Décidément, c’est le paysan qui est à l’honneur plus que le chef. Il favorise le végétal sans pour autant abandonner la viande, la demande est toujours importante. Le bien-être animal est pour lui très important, il favorisera le respect de l’animal. Sébastien défend également cette position, d’une filière qui respecte l’animal. Chloé les rejoint, il est question d’éducation ici : “il faut avoir conscience qu’on a tué un animal pour se nourrir”. Christophe Lavelle va même plus loin dans la réflexion, en expliquant que souvent, ceux qui dénigrent la consommation d’animaux morts consomment quand même certains produits animaux et contribuent à la filière.</p><blockquote><p>“C’est une question de pédagogie et de culture alimentaire pour agir en pleine conscience », précise-t-il. L&rsquo;alimentation est le principal levier environnemental. La balance animal/végétal en est l’un des principaux leviers.”<br /><br /></p></blockquote><p>Question pédagogie, amener les chefs à travailler avec des nutritionnistes est un challenge. On va chercher l’équilibre sans sacrifier le plaisir. Anne et Chloé partagent sur les tendances qu’elles peuvent observer, qui vont vers une réduction du sucre par exemple et vers l’utilisation d’alternatives naturelles et saines. Sébastien rapporte que la question des apports et de la valeur nutritionnelle est une tendance forte chez les chefs étoilés. Proche des ses producteurs, le chef sait pourquoi son produit est bon, dans tous les sens du terme. <br /><br />Pour le vin, le challenge est de remettre de la diversité. La vigne est une monoculture dans laquelle la non-mixité est un sujet, explique Camille. Projets arboricoles, tests de diversification au niveau de la vinification, expérimentations diverses et vins nature… le chemin reste long. Cela n’intéresse encore que peu les consommateurs, l’enjeu du prix reste un frein à ces quilles plus chères. <br /><br />Anthony Poncier, cofondateur du TOP500 bar, un outil de classement des plus influents bar à cocktails grâce au big data et spécialiste du digital, connaît bien les comportements clients. Sa remarque très terre à terre est pourtant juste et pertinente : les Français ne passent pas leur vie dans les restaurants étoilés, 70% vont au restaurant une fois par mois et le choisissent en fonction de leur perception du meilleur rapport qualité/prix. C’est le rapport économique qui prime. <br /><br />Anne nuance le propos avec son expérience du monde anglo-saxon où elle a pu noter les prémisses d’un changement : même si le prix et l’accessibilité restent des grands facteurs de choix, la tendance va néanmoins vers les préoccupations concernant la santé ou l’environnement.<br /><br />C’est à Christophe qu’il appartient de conclure ce riche débat :</p><blockquote><p>“Ce ne sont pas les étoilés qui vont changer la face du monde mais ils ont un devoir d’exemplarité. On voit ce qu’ils font, ils sont observés, c’est ce devoir d’exemplarité qui est important pour que la masse des restos plus accessibles suivent à leur échelle.”</p></blockquote><p><em>Nous continuerons à suivre les évolutions et les tendances de ce sujet et d’autres au travers des rooms de notre Club Act For Good #Food ! Rejoignez-nous sur Clubhouse pour participer aux échanges.</em></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.keekoff.fr/talks-food-gastronomie-responsable-chefs-engages/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>52</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
