From retail to green retail

Episode #1 – 2021 : Premiers pas vers un ecommerce conscient ?

Avec un premier semestre entre couvre-feu et confinement, les habitudes prises l’année précédente de commandes en lignes et livraisons expresses se sont bien ancrées dans le quotidien des français. Et c’est sur ce point que nous allons nous concentrer dans cet épisode.

Previously in 2021…

Retour sur les tendances et annonces retail qui ont rythmé l’année 2021 – 1ère année post-COVID ou presque.

Je vous propose un voyage dans le temps pour reprendre au début, cette année qui se termine à travers une série d’articles, et (re)découvrir le meilleur de 2021. Le retail est l’un de nos secteurs préférés chez KeekOff et nous adorons l’observer, l’analyser et le comprendre pour aborder au mieux les enjeux de nos clients. Nous avons à cœur de mettre en lumière ceux qui font rimer durabilité avec innovation. Si, si, métaphoriquement durable et innovant ça peut rimer, ou du moins ça peut résonner, ricocher ou même rebondir. Un point à souligner, l’un influence l’autre ; l’entraîne dans une spirale qui conduit le secteur à se remettre constamment en question et à challenger l’existant. 

La distribution et le commerce traditionnels sont bousculés depuis quelque temps déjà par la quête de l’omnicanalité, l’hyper croissance du ecommerce ou encore la montée en puissance, voire la prise de pouvoir diraient certains, du consommateur conscient. Je me risquerait donc à résumer la tendance générale du secteur en disant que le client est de plus en plus exigeant, et que les marques ont besoin d’innover durablement aussi bien sur leur produit que sur leur raison d’être mais aussi sur leurs façons de faire.

Avec un premier semestre entre couvre-feu et confinement, les habitudes prises l’année précédente de commandes en lignes et livraisons expresses se sont bien ancrées dans le quotidien des français. Et c’est sur ce point que nous allons nous concentrer dans cet épisode.

La Fevad, fédération du ecommerce et de la vente à distance, a pour tradition de publier un rapport chaque année sur les chiffres du e-commerce. En août, elle publie la nouvelle édition de la cartographie du e-commerce français.

En 2020, les ventes sur internet ont atteint 112 milliards d’euros et ont conquis 1,5 million d’acheteurs supplémentaires. Les 41,6 millions de cyberacheteurs français ont réalisé 1,8 milliard de transactions.
Source : Chiffres-clés 2021 de la Fevad

Cela correspond à un bond de près de 8,5% en termes de taux de croissance pour 2020 et plus de 13% du commerce de détail en France.

Entre nos désormais habituels livreurs Amazon, Uber Eats et Deliveroo, nous avons pu également croiser de nouveaux coursiers hyper-rapides, équipés de vélos électriques flambants neufs pour certains, et de casaques roses fushia ou noires ninja pour d’autres…
Gorillas et Flink – les licornes allemandes, Dija – le britannique engagé, Kol ou Cajoo – les petits français, ces nouveaux acteurs de la livraison ultra rapide s’implantent sur un marché qui représente encore moins de 500 millions d’euros selon Kantar. La promesse, une livraison en 10/15 min top chrono, grâce à de nombreux dark stores, ou entrepôts, disséminés au cœur des villes.

Entre levées de fonds extraordinaires et internationalisation, ces startups courtisées ont choisi de s’allier avec les mastodontes de la grande distribution : Casino, Carrefour, Monoprix…

Sur la partie BtoB du e-commerce, 34% des clients interrogés par la Fevad estiment que la crise les a conduits à commander davantage en ligne, dont 70 % estiment que cette évolution est désormais acquise. Les relations avec les fournisseurs en sont impactées, ce qui oblige ces derniers à repenser leur stratégie client.

Concentrons-nous maintenant sur le volet “impact” de cette accélération du e-commerce. La forte augmentation des livraisons est identifiée par les consommateurs comme l’un des principaux problèmes du e-commerce. Selon une étude réalisée par Sendcloud, 52 % d’entre eux précisent qu’ils préfèrent une boutique en ligne à une autre si l’impact environnemental de sa livraison est moindre. Pourtant, la majorité n’est pas prête à payer plus pour une livraison neutre en CO2… Cela nous amène à nous poser la question de nos convictions, sont-elles aujourd’hui assez fortes pour qu’on y associe un investissement, qu’il soit temporel ou financier ? Sommes-nous capables de payer plus pour limiter l’impact de nos choix de consommation ? Sommes-nous toujours capables d’attendre ou de nous déplacer pour consommer ?

La responsabilité de l’impact ne repose pas seulement sur les consommateurs mais également sur les entreprises et leurs modalités de services. Avec le Pacte vert, l’engagement a été pris de réduire de 55% les effets de serre au niveau européen à l’horizon 2030, la logistique et le transport sont clairement en ligne de mire de cet accord.

Pour conclure, fort des constats dressés en 2020 et des chiffres qui parlent d’eux-même, en 2021 on observe une solide motivation à mieux maîtriser son impact environnemental tout en poursuivant une croissance business forte. Augmentation des livraisons ? La solution : un dernier kilomètre assuré à vélo ou via des solutions de mobilité douces. Mais l’impact social ou sociétal dans l’histoire ? On sait la précarité des chauffeurs, coursiers, livreurs aujourd’hui et il apparaît indispensable de structurer le marché et réglementer la profession.

Nous restons à l’affût pour 2022 !

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