WTF is les ESG

What the f**** is… les ESG ?

Donner du sens aux investissements tout en ne renonçant pas à la performance économique ? Un sujet qui divise. Mais la nouvelle génération se range du côté du possible et rationalise ses choix grâce à des outils comme les ESG. Croissance et maîtrise d’impact sont indissociables tant pour les startups que les entreprises cotées.

Que l’on parle de l’ESG ou des ESG au pluriel, chez KeekOff nous employons plutôt le pluriel pour faire référence aux critères ESG. Il s’agit bien, là encore, de durabilité et de responsabilité des entreprises.

Cousins de la RSE (si vous souhaitez une petite remise à jour sur le sujet c’est par là), les ESG – critères environnementaux, sociaux et de gouvernance – sont des critères utilisés par la communauté financière, et notamment les banques, fonds d’investissement, incubateurs… mais ils désignent un système d’évaluation extra-financière de l’impact et de la responsabilité des entreprises. Ils servent à déterminer ce qui constitue un investissement responsable tant par rapport à l’environnement qu’aux parties prenantes de l’entreprise.

Chez KeekOff, on aborde les ESG comme la boussole des investisseurs pour analyser et anticiper la performance d’une entreprise et sa capacité à maîtriser son impact environnemental et social. Elle détermine l’équilibre entre responsabilité et croissance.

ESG et RSE, est-ce vraiment différent ?

D’abord utilisés par les fonds d’investissement à impact, qui ont besoin de connaître l’intégrité sociale et environnementale des projets qu’ils contribuent à financer, les ESG se sont démocratisés et sont devenus un référentiel pour l’externe au même titre que la RSE l’est pour l’interne. Souvent complémentaires, ces deux outils cohabitent de plus en plus. Les ESG formalisent assez simplement des attentes globales en termes de développement durable, de prévention des risques environnementaux, de respect des travailleurs, de la sécurité, de la réduction des gaz à effet de serre, de la formation du personnel et surtout la bonne gestion de l’entreprise. Des agences de notation, tiers de confiance spécialisés, qui sont chargés de l’évaluation des entreprises sur le sujet.

Aujourd’hui, les ESG sont-ils vraiment pertinents ?

En 2021, tous les fonds deviennent sensibles aux critères ESG que peuvent fournir les entreprises et par extension à leur engagement sociétal. 

Nous pouvons citer une récente étude de Workiva qui met en évidence les principales tendances suivantes :

  • Les jeunes investisseurs sont très sensibles aux critères ESG
  • Les millenials et la Génération Z souhaitent plus de transparence
  • Les investisseurs peinent à faire confiance à la communication ESG des entreprises
  • Les données ESG sont désormais critiques dans les décisions d’investissement

Par qui les ESG sont-ils utilisés au final ?

En France, la jeune génération d’investisseurs est particulièrement attentive aux ESG. Toujours selon la même étude, les deux tiers (66%) des 18-34 ans veulent savoir si une entreprise correspond à leurs convictions sociales et morales avant d’y investir. Toutefois, une certaine défiance par rapport à l’information que peuvent apporter les entreprises sur le sujet persiste. Les entreprises, et particulièrement les startups, doivent désormais mettre les bouchées doubles pour satisfaire ces investisseurs en quête de preuve. Chiffres, données-clés, exemples d’actions, labellisation, sont autant d’arguments face à des indicateurs plus classiques de croissance économique.

Et pour enfoncer le clou, le nouvel indice CAC 40 ESG opéré par Euronext vient adresser les grands groupes depuis le 22 mars 2021. Il rassemble les 40 sociétés qui ont démontré les meilleures pratiques environnementales, sociales et de gouvernance, nos fameux ESG…

Pour son Président Stéphane Boujnah, cité dans Les Échos Start, « le lancement de l’indice CAC 40 ESG constitue une étape importante dans l’accélération de la transition vers une économie durable ».

Avec sa plateforme IMPACT, le gouvernement s’y met également. Avant de contraindre, il encourage les entreprises à partager leurs données sur 47 indicateurs ESG. Une volonté appuyée de se positionner en tête de pont au niveau européen.

En bref, les ESG sont divers et variés, couvrent un large spectre de l’impact des entreprises de toutes les tailles et viennent compléter la RSE. Ils font suite aux désormais dépassés 3 P – People, Planet, Profit – en proposant une grille d’analyse à la fois plus spécifique mais pas forcément plus précise. Outil de pilotage de performance, il s’ajoute à la longue liste des moyens à la disposition des entreprises pour créer de la valeur. 

Que l’on parle de RSE ou d’ESG, on note une tendance de fond à la transparence, à l’engagement et à la responsabilité. Tout l’écosystème s’implique : le consommateur, le financeur, le producteur… C’est toute la chaîne de valeur qui est concernée. La transition durable est définitivement bien lancée, à nous de l’accélérer. C’est cela que nous faisons chez KeekOff 😉

Partage cet article

Partager sur linkedin
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur email