Hipli – Le colis zéro déchet

Rencontre avec Léa Got et Anne-Sophie Raoult, cofondatrices de Hipli le colis réutilisable à destination des particuliers et e-commerçants !

“Les 550 millions de colis envoyés par le e-commerce chaque année génèrent plus de 137 000 tonnes de déchets. » Lorsqu’on lit ces chiffres on se demande pourquoi on a attendu si longtemps avant de réagir !

Bonjour Léa & Anne-Sophie, vous êtes les cofondatrices d’Hipli le colis réutilisable, selon vous quel est le plus gros frein à l’adoption de ce type de solutions eco-friendly ?

Le chiffre fait réagir, en effet. A l’échelle individuelle, de plus en plus de consommateurs bondissent devant des cartons démesurés ou des produits sur-emballés mais beaucoup se consolent en se disant qu’il ne s’agit que de carton. En effet, le carton conserve une image plutôt responsable et, lorsqu’on le met dans une poubelle jaune, on a l’impression qu’il sera systématiquement recyclé. Mais les centres de recyclage sont saturés en Europe et beaucoup de cartons sont brûlés ou enfouis. Le premier frein est là : la perception du grand public. Et parce qu’un service de colis réutilisables fonctionne uniquement si chaque colis est renvoyé, il est essentiel que les particuliers comprennent les impacts réels et jouent le jeu. Nous avons fait réaliser une analyse du cycle de vie » du colis pour comprendre et mesurer ces impacts. Les faire comprendre au plus grand nombre, main dans la main avec les marques, est notre priorité. Nous sommes persuadés que si les particuliers comprennent et peuvent mesurer l’impact d’un colis à usage unique, en carton ou en plastique, par rapport à un colis Hipli, ils feront leur choix. 

Le second frein est lié au coût de la solution : un colis réutilisable est aujourd’hui un peu plus cher qu’un colis à usage unique du fait du retour postal entre le particulier et Hipli. Ce retour en courrier est essentiel pour que le service fonctionne mais son tarif ne peut pas être négocié, quel que soit le volume de colis, car il s’agit d’un service public. Nous mettons aujourd’hui tout en œuvre pour baisser ce coût et ainsi pouvoir proposer une offre compétitive.

Vous avez créé un véritable écosystème et réuni des experts de la logistique, de la distribution, de La Poste, etc. pour vous aider à concevoir votre colis réutilisable. Concrètement, comment s’est organisée la collaboration avec toutes ces parties prenantes ?

Nous avons d’abord réuni des marques engagées pour bien comprendre quels étaient leurs besoins sur le plan pratique mais aussi celui de l’expérience client. Nous avons aussi intégré des logisticiens pour connaître leurs contraintes opérationnelles, le nombre de gestes à effectuer pour fermer un colis par exemple, et réaliser des tests sur leurs chaînes automatisées. Concrètement, la collaboration a commencé par des questionnaires, des interviews puis des échanges autour des prototypes pour faire évoluer les choix de conception que nous avions fait. Les équipes de La Poste et des différents transporteurs ont permis de tester les colis dans les centres de tri et sur les convoyeurs à colis pour évaluer leur comportement en conditions réelles. Enfin, la notion d’impact environnemental a également toujours été primordiale pour arbitrer et nous avons choisi de nous faire accompagner par des experts pour le mesurer à chaque étape et faire les choix les plus pragmatiques.

Côté valeurs et raison d’être : pouvez-vous nous parler de vos « étoiles polaires » ?

Lorsque nous avons parlé de nous associer avec Anne-Sophie, la première discussion que nous avons eu portait justement sur ces valeurs. Nous savions que l’idée que nous avions au début du projet allait probablement évoluer avec le temps et il était vraiment essentiel pour nous d’être certaines que nous étions vraiment alignées sur notre mission, sur ce pour quoi nous lancions le projet, au-delà même des colis qui finalement n’étaient qu’un moyen. C’est au cours de cette discussion que nous avons défini trois étoiles polaires qui nous allaient nous aider à maintenir le cap vers la destination que nous nous sommes fixée, en évitant les mauvaises décisions en cours de route. Il s’agit de l’impact positif pour les hommes et la planète, de la transparence et de la pérennité. 

Vous avez déjà conquis un bon nombre de jeunes marques et créateurs. Quel point commun retrouvez-vous chez tous vos clients ? Avez-vous prévu de vous attaquer au marché de la fast fashion ?

Nos premiers clients sont des marques engagées. Made in France, upcycling, recyclé ou seconde main : tous s’engagent à leur façon. Mais si nous voulons réduire massivement l’impact des colis e-commerce, il faut que nous soyons présents sur le plus de sites possible. Nous avons la volonté de rendre le colis Hipli disponible sur tous les sites sur lesquels des clients voudront le choisir. Et c’est bien là le point essentiel : Hipli reste toujours proposé en option pour que seuls les particuliers qui s’engagent réellement à le renvoyer aient un colis Hipli entre les mains.

Et pour 2021, dans ce contexte de croissance exponentielle du e-commerce, quelle est la feuille de route pour Hipli ?

Nous avons trois sujets principaux : l’arrivée d’un colis pour les produits fragiles, l’ouverture à l’international et des travaux de recherche pour aller encore plus loin sur l’impact.

Rendez-vous sur le site d’Hipli pour découvrir les marques qui utilisent le colis réutilisable !

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